Référentiel d’intervention en écriture

Après avoir publié en 2012 le Référentiel d’intervention en lecture pour les élèves de 10 à 15 ans, le MEES nous offre maintenant son Référentiel d’intervention en écriture.  Nous l’attendions avec impatience.

Ce référentiel propose:

  • Des cibles d’intervention et des pratiques d’enseignement reconnues par la recherche comme étant les plus porteuses pour soutenir les progrès en écriture de tous les élèves, notamment ceux à risque de rencontrer des difficultés ou qui en rencontrent déjà.
  • Une démarche d’intervention appuyée par le modèle à trois niveaux.
  • Des outils pour permettre sa mise en oeuvre par les intervenants scolaires.

Voici le lien vers ce document incontournable:

http://www.education.gouv.qc.ca/references/publications/resultats-de-la-recherche/detail/article/referentiel-dintervention-en-ecriture/

 

La communication orale pour tous

L’oral : un outil indispensable pour enseigner le français

Lorsqu’on enseigne les règles de la langue à une personne pour qui le français n’est pas la langue première, on tend parfois à délaisser les activités orales au profit d’activités écrites – la lecture de textes ou l’écriture de phrases par exemple. Or, avec l’approche communicative, soutenue par bon nombre de recherches en didactique des langues, l’oral devient un outil puissant pour consolider l’apprentissage du français et de ses normes.
oral-français
Dans un article publié dans le numéro de mars 2017 du bulletin Correspondance, Marie-Ève Bélanger, enseignante au Département de français et de lettres du collège Ahuntsic, dresse les grandes lignes de cette approche qui laisse une place de choix à l’oral dans l’enseignement du français aux élèves allophones.

[Les neurosciences cognitives ont démontré qu’une démarche où les étudiants utilisent fréquemment des structures langagières dans des situations authentiques, dans un nombre d’abord limité et de manière progressive, donne de meilleurs résultats qu’une stratégie basée sur l’acquisition d’un savoir sur la langue (vocabulaire, règles grammaticales, etc.).

L’approche est simple : partir de l’oral et y revenir. À titre d’exemple, une séquence didactique pourrait être amorcée avec l’écoute d’un extrait sonore, suivi d’une activité de lecture ou l’écriture impliquant une notion grammaticale, puis se conclure avec une intégration à l’oral dans le cadre d’une activité de conversation.

L’évaluation de l’oral

Une familiarisation avec des outils tels que la grille d’autoévaluation ou la grille d’observation par les pairs peut s’avérer intéressante pour voir si l’étudiant a correctement intégré l’objet d’apprentissage à l’oral.

Plusieurs auteurs et enseignants soulignent l’importance d’une telle démarche pour impliquer les élèves de manière consciente dans leur processus d’apprentissage.

Un exemple de grille d'(auto)évaluation

tableau-oral(Tableau adapté de Bélanger, 2017)

Pour en apprendre davantage sur l’approche, consultez l’article.

Référence

Bélanger, M.-È. (2017). Pour une intégration efficace de l’oral dans l’enseignement du français aux élèves allophones. Correspondance. Récupéré du site du Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD) :http://correspo.ccdmd.qc.ca/index.php/document/pour-une-integration-efficace-de-loral-dans-lenseignement-du-francais-aux-eleves-allophones/

Dernière modification : 10 mai 2017.

Le développement professionnel, tout le monde y gagne!

Dans la grisaille de novembre, une formation intéressante peut être très stimulante.  ContinUM de la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, offre des formations vraiment intéressantes pour les enseignants. Je vous invite à visiter leur site et à explorer les formations offertes.   Parfois, il suffit d’un moment partagé avec des gens passionnés pour se ressourcer et continuer d’avancer.

http://continuum.umontreal.ca/nos-formations-avec-onglets/

Enseigner le vocabulaire: un défi à relever !

Les pratiques enseignantes qui font actuellement consensus dans le domaine de l’éducation accordent une place importante à un enseignement explicite du vocabulaire puisque celui-ci favoriserait, notamment, l’autonomie en lecture (Beck, McKeown et Kucan, 2013; Gambrell, Malloy et Mazzoni, 2011; Lesaux et Kieffer, 2010; National Institute of Child Health and Human Development (NICHD), 2000). Toutefois, la pratique la plus répandue au Québec pour enseigner du vocabulaire est l’utilisation de listes de mots que les élèves doivent apprendre à la maison et qui sont principalement évalués à l’aide de dictées dans une perspective de réussite orthographique (Mansour, 2012).

Dans ces deux articles, Rachel Berthiaume et Stéphanie Brossard se sont penchées sur l’enseignement et l’apprentissage du vocabulaire. Dans le second billet, elles abordent les pratiques novatrices pouvant être utilisées auprès d’élèves qui évoluent en classe ordinaire.

Bonne lecture !

https://parlonsapprentissage.com/enseigner-le-vocabulaire-un-defi-a-relever/

https://parlonsapprentissage.com/des-astuces-pour-enseigner-le-vocabulaire/

 

Les habiletés graphomotrices : au-delà de la calligraphie!

Souvent, dans le milieu scolaire on utilise le terme calligraphie comme un synonyme de graphomotricité, même s’il n’en est pas un. En effet, calligraphie est un terme issu du mot grec « kalligraphia » signifiant belle écriture, alors que graphomotricité est issu du grec « graphein » signifiant écrire et de « motricité » signifiant l’ensemble des fonctions qui permettent le mouvement.(Langue et culture – Bulletin no 4 – Décembre 2013)

Cet article explique l’importance d’enseigner les habiletés graphomotrices.

Pour lire l’article : http://rire.ctreq.qc.ca/2016/03/habiletes-graphomotrices/

Mais de quelle réussite parlons-nous?

Ces dernières années, plusieurs chercheurs du milieu de l’éducation ont souligné l’importance de mesurer les effets de nos pratiques pédagogiques sur les apprentissages des élèves. Pensons simplement à l’incontournable classement de Hattie ou,  plus près de nous, aux travaux de Steve Bissonnette sur l’efficacité de l’enseignement.

Cette évolution vers une démarche plus rigoureuse en éducation, centrée davantage sur les résultats, a permis un virage essentiel au regard de la mise en œuvre d’interventions pédagogiques plus susceptibles que d’autres d’avoir un effet positif sur l’apprentissage des élèves. Nous avons adopté une approche plus réflexive, avons sorti la tête de nos manuels scolaires (enfin) pour engager des discussions d’équipe autour de questions fondamentales comme celle-ci: exposons-nous nos élèves aux meilleures interventions possibles?

Toutefois, comme bien des courants qui portent leur dérive, cette tendance marquée vers la performance scolaire des élèves – la fameuse note – a occulté  l’essentiel, soit la question des finalités éducatives. Quelle est donc cette définition de la réussite qu’ont retenue des chercheurs réputés comme messieurs Hattie et Bissonnette? Et puis, pourquoi faudrait-il absolument associer la  notion de résultat à la note au bulletin? Qu’ont-ils tant à dire, ces chiffres, sur la compétence de nos élèves?

Pour poursuivre la réflexion, je vous invite à prendre connaissance de la toute première politique de la réussite éducative que le Gouvernement du Québec a annoncée en juin dernier, politique éducative qui, semble-t-il, traiterait d’une nouvelle approche pour aborder la réussite au Québec.

Lien : http://monurl.ca/893b

En attendant d’en savoir davantage sur « l’atteinte du plein potentiel de toutes et de tous » (Politique de la réussite éducative, MEES, 2017), voici des propos éclairants de l’OCDE au sujet de la finalité des apprentissages en littératie :

« La littératie, c’est comprendre et utiliser des textes écrits, mais aussi réfléchir à leur propos, pour réaliser ses objectifs personnels, développer ses connaissances, ses potentialités, et participer à la vie en société. »
(OCDE, 2001)

 

Bonne réflexion!

Formations offertes

Selon le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, un enseignant qui s’engage à mettre à jour et à enrichir sa pratique professionnelle en ayant recours à de la formation continue, dispose d’une variété de moyens. La formation par les collègues, la formation à l’université et le partage d’expériences pédagogiques sont autant de moyens qui représentent un éventail de possibilités.

La Commission scolaire de Montréal offre plusieurs formations institutionnelles à ses enseignants cette année.

En français, plusieurs formations sont encore disponibles :

Titre de la formation Date Places disponibles Contenu
Pour m’aider à planifier en français 1 novembre 15 Outiller les enseignants à la planification et à l’évaluation en français du primaire. En pm, soutenir les enseignants dans leur planification.
Le vocabulaire comme levier d’apprentissage dans toutes les disciplines 28 novembre 20 La formation permettra aux enseignants de s’approprier différentes stratégies pour enseigner le vocabulaire qui servira à apprendre et comprendre des concepts dans toutes les disciplines.
Les premiers apprentissages en lecture et en écriture – 1er cycle 28 novembre 20 Exploration du processus par lequel les enfants apprennent à lire et à écrire et des facteurs sur lesquels on doit intervenir pour un apprentissage réussi du langage écrit.

Appropriation de diverses pistes d’enseignement favorisant le développement des compétences à lire et écrire des élèves du premier cycle du primaire.

Lecture et écriture interactives en français 5 décembre 17 Permettre aux enseignants de s’approprier des dispositifs qui soutiennent le développement de la lecture et de l’écriture.
Vous trouverez toutes ces offres de formation sur le site des Services Éducatifs de la commission scolaire : http://serviceseducatifs.csdm.qc.ca/
Inscrivez-vous, on vous attend !!!

Livres à structure Cause-Conséquence

Cause- conséquence

Voici une liste de livres qui présentent une structure particulière. Cause-conséquence.  Il arrive un événement qui en entraine un autre et un autre et ainsi de suite.

Vous n’avez qu’à cliquer sur le titre en bleu pour accéder aux listes.

Livres cause conséquence

Cet article est aussi présent sur le site Bibliographies de la CSDM. Allez visiter ce site si vous êtes à la recherche de titres en littérature jeunesse pour enseigner dans toutes les matières.  Parlez de ce site à vos collègues, abonnez-vous au site.  J’aimerais atteindre 100 membres pour Noël.  Pour le moment, nous sommes 75.  Ce serait un superbe cadeau pour moi et mes collègues d’atteindre notre objectif.

Julie Mx, conseillère pédagogique généraliste, CSDM

Les manipulations syntaxiques : des outils d’apprentissage en grammaire

Les manipulations syntaxiques sont des outils essentiels pour l’apprentissage de la grammaire en français, et ce, dès le 1er cycle du primaire. Elles s’appliquent à des mots ou à des groupes de mots.

Les manipulations syntaxiques devraient être introduites graduellement selon les connaissances à l’étude, prescrites dans la progression des apprentissages (PA). Il y a cinq manipulations syntaxiques :

  • l’addition (ou l’ajout);
  • le remplacement ;
  • l’effacement ;
  • le déplacement ;
  • l’encadrement.

Pour en savoir plus sur chacune d’elles, lisez l’article Les manipulations syntaxiques dans la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française.

Les manipulations syntaxiques sont utiles pour :

  • identifier la classe d’un mot et ainsi savoir s’il varie en genre, en nombre ou en personne;
  • déterminer la fonction d’un groupe de mots dans une phrase;
  • déterminer la fonction des mots dans un groupe de mots;
  • savoir si une phrase est bien construite (présence des deux constituants obligatoires de la phrase);
  • ponctuer correctement;
  • enrichir des phrases, etc.

Pour connaître ce à quoi peut servir chaque manipulation, cliquez ici. .

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